LICORNES/UNICORN

Publié le par Grimbeorn



La Licorne, parfois nommée unicorne, est une créature légendaire généralement décrite comme proche du cheval et de la chèvre et de couleur blanche, possédant un corps chevalin, une barbiche de bouc, des sabots fendus et une grande corne au milieu du front, droite, spiralée et pointue, qui constitue sa principale caractéristique.

La licorne est mentionnée depuis l'Antiquité grecque, sous le nom de monocéros. Elle devint l'animal imaginaire le plus important du Moyen Âge à la Renaissance, que ce soit dans l'iconographie des bestiaires médiévaux qui la décrivent comme un animal sylvestre très féroce, symbole de pureté et de grâce, que seule une vierge peut capturer, ou dans les encyclopédies où sa corne possède le pouvoir de purifier l'eau de tout poison et de guérir les maladies. Des objets présentés comme d'authentiques « cornes de licorne » s'échangèrent durant ces périodes.



On découvrit peu à peu que ces « cornes de licorne » étaient en réalité la défense d'un mammifère marin, le narval, et que les multiples descriptions qui avaient été faites de la licorne correspondaient aux déformations d'animaux comme le rhinocéros et l'antilope. La croyance en l'existence de la licorne fut discutée jusqu'au milieu du XIXe siècle et de tous temps, la bête intéressa des théologiens, médecins, naturalistes, poètes, gens de lettres, ésotéristes, alchimistes, symbolistes et historiens.

Aujourd'hui, la licorne est une créature légendaire parmi les plus typiques et les plus connues du domaine de la fantasy, de nombreux travaux et des œuvres de fiction lui étant entièrement consacrés. L'imagerie moderne de la licorne est souvent devenue celle d'un grand cheval blanc portant une corne unique au milieu du front.
La licorne blanche telle que nous la connaissons est une créature chimérique légendaire et non pas un mythe car elle n'est pas liée à la création du monde, à des gestes héroïques ou la fondation d'une ville, mais le résultat de rapports d'observation exotiques. De nombreux auteurs ont développé des théories plus ou moins sérieuses qui s'opposent quant à ses origines, à tel point qu'Odell Shepard suggère non sans humour dans son ouvrage The lore of the unicorn, publié en 1930, que l'origine de la licorne devait se trouver dans l'Atlantide ou les montagnes de la lune.



Selon l'auteure ésotériste Francesca Yvonne Caroutch, la licorne se confondrait avec la nuit des temps, issue du chamanisme, elle était, semble-t-il, fabriquée artificiellement pour le culte de la fertilité, pratique qui perdure dans les confins du Kham, au Tibet oriental, jusqu'à la fin du XIXe siècle. Symbole cosmique dans la civilisation mésopotamienne, de fécondité et de fertilité dans la civilisation indo-aryenne, on la retrouverait dans les plus anciennes cosmogonies et des textes religieux et philosophiques aussi bien chinois qu'indiens ou perses. La licorne serait aussi mentionnée en Himalaya, Mésopotamie, et Crète préhellénique. Cette théorie est là encore une interprétation de l'auteure, il n'existe aucune preuve historique véritable pour l'étayer.

Selon une autre étude plus récente, la licorne serait issue de l'ancien paganisme européen, du dieu gaulois cornu Cernunnos et de la mythologie nordique. Sa présence en Orient aurait été rare et tardive, propagée par les nouvelles voies commerciales, et les points communs avec des mythes hindous ne seraient dus qu'à de mauvaises traductions. Quelques références à la licorne et à sa symbolique se trouveraient dans la mythologie nordique car pendant le Ragnarök, Freyr succombe devant Surt qu'il affrontait avec une épée en bois de cerf « armé d'une seule ramure ainsi qu'un cerf à l'hallali », et la lance Gungnir (gravé des runes de la Loi) pourrait aussi être assimilée à la corne de licorne. Il s'agit d'une interprétation que rien ne peut confirmer.



Deux études universitaires dont la thèse de Bruno Faidutti s'opposent aux théories sur l'origine antique de la licorne. Les créatures orientales comme le qilin chinois ne pourraient pas être à l'origine de la licorne occidentale dont la figure résulte d'un travail sur les premiers bestiaires et les textes gréco-romains, eux-mêmes probablement issus de l'observation d'animaux exotiques réels. Les liens entre licorne européenne et licorne asiatique sont donc remis en cause car ces deux légendes auraient deux origines très différentes : les licornes asiatiques étaient fabriquées en liant par le fer et le feu les cornes de certaines chèvres angora, cette corne artificielle était donc courte et ressemblait à deux chandelles tressées, tandis que la licornes européenne blanche est une création du haut Moyen Âge, empruntant beaucoup au Physiologos et un peu aux textes gréco-romains], et portant une longue corne torsadée qui s'avéra être en réalité une dent de narval. Bruno Faidutti affirme toutefois que, bien que les déformations d'animaux réels expliquent en grande partie l'origine des multiples descriptions de la licorne, l'histoire de cette créature est bien plus complexe qu'un choix entre l'observation d'un « rhinocéros dans la brume » ou d'une « antilope vue de profil ».



A unicorn (from Latin unus 'one' and cornu 'horn') is a mythological creature. Though the modern popular image of the unicorn is sometimes that of a horse differing only in the horn on its forehead, the traditional unicorn also has a billy-goat beard, a lion's tail, and cloven hooves—these distinguish it from a horse. Marianna Mayer has observed (The Unicorn and the Lake), "The unicorn is the only fabulous beast that does not seem to have been conceived out of human fears. In even the earliest references he is fierce yet good, selfless yet solitary, but always mysteriously beautiful. He could be captured only by unfair means, and his single horn was said to neutralize poison."
Medieval knowledge of the fabulous beast stemmed from biblical and ancient sources, and the creature was variously represented as a kind of wild ass, goat, or horse.

The predecessor of the medieval bestiary, compiled in Late Antiquity and known as Physiologus (Φυσιολόγος), popularized an elaborate allegory in which a unicorn, trapped by a maiden (representing the Virgin Mary), stood for the Incarnation. As soon as the unicorn sees her, it lays its head on her lap and falls asleep. This became a basic emblematic tag that underlies medieval notions of the unicorn, justifying its appearance in every form of religious art. The two major interpretations of the unicorn symbol hinge on pagan and Catholic symbolism. The pagan interpretation focuses on the medieval lore of beguiled lovers, whereas some Catholic writings interpret the unicorn and its death as the Passion of Christ. The unicorn has long been identified as a symbol of Christ by Catholic writers, allowing the traditionally pagan symbolism of the unicorn to become acceptable within religious doctrine. The original myths refer to a beast with one horn that can only be tamed by a virgin maiden; subsequently, some Catholic scholars translated this into an allegory for Christ's relationship with the Virgin Mary. Interestingly enough, the collective term for a grouping of unicorns has been suggested as "a blessing of unicorns".

The unicorn also figured in courtly terms: for some 13th century French authors such as Thibaut of Champagne and Richard de Fournival, the lover is attracted to his lady as the unicorn is to the virgin. With the rise of humanism, the unicorn also acquired more orthodox secular meanings, emblematic of chaste love and faithful marriage. It plays this role in Petrarch's Triumph of Chastity.

The royal throne of Denmark was made of "unicorn horns". The same material was used for ceremonial cups because the unicorn's horn continued to be believed to neutralize poison, following classical authors.

The unicorn, tamable only by a virgin woman, was well established in medieval lore by the time Marco Polo described them as

    scarcely smaller than elephants. They have the hair of a buffalo and feet like an elephant's. They have a single large black horn in the middle of the forehead... They have a head like a wild boar's… They spend their time by preference wallowing in mud and slime. They are very ugly brutes to look at. They are not at all such as we describe them when we relate that they let themselves be captured by virgins, but clean contrary to our notions.

It is clear that Marco Polo was describing a rhinoceros. In German, since the 16th century, Einhorn ("one-horn") has become a descriptor of the various species of rhinoceros.

The ancient Norwegians were said to believe the narwhal to have affirmed the existence of the unicorn. The unicorn horn was believed to stem from the narwhal tooth, which grows outward and projects from its upper jaw.

In popular belief, examined wittily and at length in the seventeenth century by Sir Thomas Browne in his Pseudodoxia Epidemica, unicorn horns could neutralize poisons. Therefore, people who feared poisoning sometimes drank from goblets made of "unicorn horn". Alleged aphrodisiac qualities and other purported medicinal virtues also drove up the cost of "unicorn" products such as milk, hide, and offal. Unicorns were also said to be able to determine whether or not a woman was a virgin; in some tales, they could only be mounted by virgins.

Publié dans Animaux fantastiques

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