LES BJÖRNIR

 

 

 

 

 

 

 

  BJÖRNIR

 

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Beornings A-M 

 

 

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Troupe de reconstitueurs Viking et Goths de -100 au 9e siècle, les BEORNINGS appartiennent à la forêt et aux montagnes. Située dans le Haut Var, la troupe possède son propre campement et peut apporter le mystère et la rudesse du début du premier millénaire.

Artisans, Guerriers, nous vous apporterons la culture du Nord et la bravoure de ses guerriers.

Cambats instinctifs, stratégie militaire scandinave, parades, camp de vie, musique...


Notre fameux " Marché aux Esclaves"

 

ainsi que nos nouvelles animations pour 2012

 

"la Fête Païenne" (spectacle de Feu)

et

"Le Mariage Viking "

 


Les BEORNINGS et leurs amis vous apporterons les vents des plaines glacées de la grande steppe et des forêts profondes des peuples des grandes invasions, les Fjörds de Norvège et l'aventure Viking à votre porte  !

N'hésitez pas à nous contacter pour de plus amples renseignements !

 

beorningssons@gmail.com

 

 


 

LES MEMBRES / MEMBERS

 

Jarl GRIMBJÖRN

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  In Memoriam

AKIRA the GREAT

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BERSUDUR HEFNANDA

 


 

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SNEEFRIED

 

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BERHILD

 

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SALIM

 

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FAFNIR

 

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THORVALD

 

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VIRGINIE

 

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KJÄRN

 

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EISBER

 

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ALFGARD

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  Les Jeunes Loups

 

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BALDRIK

 

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OLAF

 

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KROSBARF

 

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AYRTON

 

 


 

 

 

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ITHAL

 

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LE CAMPEMENT

 

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ODIN'S DAY 2011

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VERNEUIL 2011

 

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LES COMBATS

 

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  Nous adaptons nos tenues et costumes en fonction des époques et de la demande.

 

Clan McLachlan

 

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Nous avons aussi la possibilité de pouvoir vous offrir les "Jacobites 1740" , cinq écossais de la rébellion jacobite en costumes rigoureusement historiques du clan Mc Lachlan.

Combats, danses et groupe de cornemuses.

Contrats signés avec délais de 6 mois.

 


 


Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 11:16

Hello everybody !

 

Odin's day is very near now ! We will wait thousands of visitors and the reenactors are ready to make those two days wonderful for everyone !

 

Fights !

Games !

Craftsmen and women !

Food !

Beverages !

Loud drums and nordic music !

 

Hail ODINN !

Hail THOR

for giving us this opportunity !

 

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LES JOURNEES D'ODIN SONT PROCHES !

 

Nous attendons des milliers de visiteurs.

Les reconstitueurs sont prêt à faire de ces deux jours une expérience inoubliable !

 

Combats !

Jeux !

Artisans !

Ambiance historique et restauration d'époque !

Boissons des dieux !

tambours de guerre et musiques nordiques !

 

Grâce soit rendue à Odin et Thor pour cette opportunité !

 

 

 

Par Grimbeorn - Publié dans : Festivals - Communauté : FU RIN KA ZAN
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Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 23:42

Les Vandales

 

 

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prise de Rome par les Vandales (Heinrich)


L’origine des Vandales est certainement scandinave, les Sillings seraient originaires du Nord du Jutland, tandis que les Hasdings du Golfe d’Oslo qu’ils quittèrent pour le Jutland également: il sont mentionnés pour la première fois par Tacite (Germanie, II).

Entre le Ier et le IIIe siècle, ils étaient établis en Germanie orientale, dans une région située entre la Vistule et l’Oder, au bord de la mer Baltique. Ils étaient alors très proches d’autres peuples barbares comme les Goths et les Gépides. Le nom de Vandales, qui avait pu désigner plusieurs peuples barbares (Pline l’Ancien) fut bientôt porté par deux peuples frères : les Sillings, qui donnèrent son nom à la Silésie, et les Hasdings, qui gagnèrent la Slovaquie : il est possible que le nom de « Hasdings » ne fût alors porté que par la famille royale (L. Musset).

Quoi qu’il en soit, les Vandales installés au cours du IIIe siècle en Slovaquie au nord du Danube face à la Pannonie et l’Illyrie, furent en contact durant près de deux siècles avec d’autres peuples non germaniques comme les Sarmates. C’est au cours de cette période de séjour dans les steppes russes que les Vandales devinrent, comme les Goths, un peuple de cavaliers renommés. Ils s’associèrent aux Sarmates, nation nomade d’origine iranienne, et notamment à leur principale tribu, celle des Alains. A partir du milieu du IIIe siècle, Les Vandales deviennent une composante de la pression des peuples qui migrent dans les régions du Danube. Coalisés avec leurs voisins Goths et Sarmates, ils lancent à partir de 248 des nombreuses attaques sur les provinces romaines danubiennes.

En 271, l’empereur romain Aurélien bat les Goths et les Vandales sur le Danube et passe traité avec les Vandales pour la fourniture de 2000 cavaliers servant comme auxiliaires des légions.

Des groupes de Vandales s’établirent ainsi dans l’Empire, recevant l’autorisation de s’installer sur des terres abandonnées, moyenant la fourniture de contingents de soldats auxiliaires. Ce procédé explique qu’un des derniers grands généraux de l’empire Stilicon soit d’origine Vandale. Mais l’antigermanisme des milieux dirigeants romains mènera à son exécution en 408.

Au début du Ve siècle, les Huns chassèrent les Vandales et leurs alliés Sarmates de leurs territoires. Les Hasdings du roi Godégisel et les Sillings de Frédébal se joignirent alors aux Suèves ou Quades, et aux Alains et se dirigèrent vers le cours supérieur du Rhin. Maintenus un temps sur la rive Est du fleuve par le dispositif défensif romain (le limes rhénan), l’ensemble de ces peuples franchit le fleuve gelé selon la légende, durant la nuit de la saint-Sylvestre (en réalité il fallu plus d’une nuit pour la traversée) le 31 décembre 406, entrant ainsi en masse dans l’Empire romain occidental et participant aux « grandes Invasions ».

En Gaule (407–409)

Les Vandales, comme leurs alliés, se heurtèrent à la résistance des auxilliaires Francs et d’autres peuplades germaniques occidentales fédérées au service de Rome. Ces derniers, d’abord vainqueurs des Vandales, encombrés par leurs familles et qui auraient perdu 20000 hommes (?) et leur roi Godégisel (tué au combat), furent cependant battus, principalement grâce à l’intervention de la cavalerie lourde des Alains (les Cataphractes).

Les Vandales participèrent ensuite à l’invasion de la Gaule qu’ils pillèrent, en tous sens, durant près de deux ans. Après quoi, ils migrèrent en compagnie des Alains et des Suèves vers les Pyrénées.

En Espagne (409–429)

À l’automne 409, les Vandales entrèrent dans la péninsule ibérique, où ils s’installèrent avec une partie de leurs alliés alains (dont certains clans étaient restés en Gaule, notamment sur la Loire). Les Hasdings s’établirent un temps en Bétique avec les Alains, qui errèrent dans les plaines du Tage, tandis que les Sillings, en accord avec les Suèves, s’établirent dans le Sud de la Galice: après avoir mit l’Espagne à feu et à sang, répendant partout famine et désolation, ils furent écrasés en 418 par les troupes fédérées wisigothiques commandés par leur roi Wallia en personne, envoyé par Rome pour rétablir l’ordre. Les Suèves furent battus à plusieurs reprises, repoussés et confinés dans le N.-O. de la péninsule, les Alains, beaucoup moins nombreux que les Wisigoths, furent réduits, tandis que les Sillings, très durement touchés, furent obligés de rejoindre leurs cousins dans le Sud et reconnaitrent comme roi, le roi hasding Gundéric vers 419: c’est à ce moment que le nom de Vandales les désigna communément. Ils pillèrent la région de la future Andalousie durant une dizaine d’années. Cette étape fut très importante pour eux car elle leur permit de devenir le seul peuple barbare maîtrisant la navigation (après avoir enrôlé des marins de force), tandis qu’ils élargirent le champ de leurs actions aux îles baléares et sur la côte Nord-africaine.

Enfin, c’est probablement durant leur séjour d’une vingtaine d’années en Espagne que les Vandales se convertirent en partie à l’Arianisme (peut-être sous influence wisigothique), conversion qui fut lourde de conséquences par la suite.

En Afrique du Nord (429–439)

En 428, Genséric devint roi des Vandales et des Alains, succédant à son demi-frère Gundéric, qui aurait été tué par des Suèves (empalé). Probablement attiré par la richesse de l’Afrique romaine, encore épargnée par les Barbares, qu’il avait découvert en Maurétanie et devant l’épuisement des richesses de la Bétique (certainement aussi la peur des Goths, leurs ennemis héréditaires, de plus en plus puissants et entreprenants), il regroupe son armée et son peuple, qu’il compta minutieusement pour les besoins de la traversée du détroit et réunissant ainsi environ 80 000 individus dont 15 à 20000 guerriers, selon les sources contemporaines (Victor de Vita).

L’« armée » ainsi constituée accomplit la traversée du détroit de Gibraltar au printemps 429 et entra dans l’actuelle Algérie pour atteindre la ville de Hippone (Bône: Annaba) en mai ou juin 430. Celle-ci tomba à la suite d’un long siège en 431 durant lequel le célèbre saint Augustin mourut.

Les Romains reconnurent l’établissement des Vandales en Algérie orientale et en Tunisie et tentèrent de les apaiser en signant un traité avec eux (foedus), en 435. Néanmoins, les Vandales reprirent leur progression le long de la côte pour prendre Carthage sans grande résistance, le 19 octobre 439.

 

 

Le royaume vandale d’Afrique (429–533)

De 429 à 439, les Vandales conquirent une partie des territoires situés sur la côte Nord-africaine et s’établirent durablement en Algérie orientale et en Tunisie. Ils contraignirent Rome à établir un traité (fœdus) avec eux par deux fois (en 435 et 442) et constituèrent un original royaume vandale d’Afrique, parfois nommé « royaume de Carthage », du nom de la riche capitale romaine d’Afrique qu’ils prirent en 439.

En 439, les Vandales prirent la ville de Carthage (dans l’actuelle Tunisie), alors capitale de l’Afrique romaine. ils menacèrent ensuite rapidement l’Italie après avoir débarqué en Sicile en 440.

Aussi, en 442, l’empereur Valentinien III leur abandonna de nouvelles terres en Afrique par le biais d’un deuxième fœdus, reconnaissant ainsi la constitution du royaume vandale d’Afrique autour de Carthage.

Les Vandales, trop peu nombreux, n’occupèrent jamais véritablement l’ensemble des terres qui leurs avaient été abandonnées, principalement pour des raisons démographiques et à cause de leur isolement par rapport aux populations indigènes et romaines. Ils créèrent ainsi un vide rapidement occupé par les tribus berbères voisines, peu ou pas romanisés. À l’inverse, c’est sur les territoires correspondant à l’actuelle Tunisie et à l’est de l’Algérie, qu’ils tentèrent d’asseoir durablement leur pouvoir depuis la ville de Carthage.

Pour cela, ils appliquèrent une politique de confiscation des terres appartenant à des propriétaires romains (contrairement aux autres barbares qui partagèrent simplement les terres comme les Burgondes). Les coutumes et les lois du Bas-Empire romain furent conservées dans leur royaume (tablettes d’Albertini, 493–496), mais les Vandales refusèrent toute fusion avec la population indigène ou romaine, hypothéquant ainsi en grande partie leur avenir dans cette région. Ils se réservèrent les fonctions militaires et politiques mais par leur manque de connaissance en lois écrites et en administration, laissèrent ces tâches aux autochtones romains ou romanisés.

De plus, continuant à poursuivre leur seul intérêt, ils assirent progressivement leur contrôle sur la Méditerranée méridionale : ils conquirent la Corse et la Sardaigne (455), rançonnèrent Rome durant 15 jours de pillage systématique (2-16 juin 455), et prirent la Sicile (468), non sans avoir détruit une importante flotte byzantine envoyée contre eux. Finalement peu après la chute officielle de l’Empire romain d’Occident en 476, le pouvoir vandale fut reconnu par le nouveau maître de Rome, le barbare Odoacre.

Seule la mort de Genséric, en janvier 477, marqua le terme de leur expansion et de leur agressivité mais marqua aussi le début des luttes intestines et de l’affaiblissement du royaume et des Vandales eux-mêmes, dû essentiellement au luxe et au confort qui ramollissent les esprits les plus guerriers comme l’on sait. Les Vandales vont payer leur main-mise sur la riche Afrique.

Le saccage systématique des côtes et des îles de Méditerranée occidentale (Espagne, Sicile (440), Corse, îles Baléares, ...) par les Vandales fidèles à leur tradition de pillages et désireux de profiter de leur supériorité maritime, eut aussi comme conséquences d’affaiblir un peu plus l’Empire romain et les provinces touchées ne s’en relevèrent jamais. Le royaume vandale s’étendant sur des régions productrices de céréales, l’approvisionnement en blé de l’Italie aussi avait été grêvé. Pour autant, il semble que l’Afrique vandale conserva sa prospérité économique.

La chute des Vandales (533–534)

L’instabilité du trône vandale à la mort de Genséric (luttes intestines), l’affaiblissement des Vandales eux-mêmes, notamment du point de vue militaire (goût du luxe, confort et oisiveté, manque d’entraînement et d’ennemis sérieux à combattre, baisse de la combatitivité, difficulté de recruter pour l’armée,...), les conflits politiques et religieux, la division de la noblesse entre nationalistes et pro-byzantins, les attaques de plus en plus fréquentes des Berbères et l’énergie de l’empereur Justinien et de son général Bélisaire, provoquèrent la chute rapide du royaume vandale d’Afrique du nord.

À la fin du mois d’août 533, Bélisaire débarqua en Afrique avec 15000 mercenaires barbares, des Hérules et 1000 Huns : il se rendit maître de Carthage à peine deux mois plus tard (octobre) après les batailles de Tricamarum et Decimum, non-loin de Carthage. Au printemps 534, le dernier roi vandale Gélimer, qui s’était réfugié un temps chez ses alliés berbères dans les montagnes de l’Ouest et qui aurait cherché à rejoindre l’Espagne wisigothique (où vivait encore une communauté vandale et certains vandales d’Afrique qui y auraient fuit), se rendit à lui, fut enmené à Byzance figurant dans le triomphe de Justinien et finit ses jours en Galatie.

Les Vandales survivants furent alors déportés en masse en Asie (534-535), soit en esclavage, soit enrôlés de force comme cavaliers auxilliaires de l’Empire byzantin à l’Est. Beaucoup de jeunes femmes vandales furent prises comme épouses par les soldats de Bélisaire. Enfin, une partie du peuple parvint à fuir et se réfugia un temps chez les Maures et harcelèrent vainement les troupes byzantines. Ces derniers furent en grande partie pris et déportés à leur tour en 538.

Chronologie

279 : Dans les Balkans, Probus rejette les Burgondes et les Vandales hors de Rhétie.
334 : Les Goths protègent l’Empire romain contre une invasion vandale dans la région danubienne.
407 : Les Vandales envahissent la Gaule avec les Alains et les Suèves.
409 : Les envahisseurs vandales, alains et suèves se partagent l’Espagne en tirant au sort.
425 : Les Vandales construisent une flotte méditerranéenne.
425 : Les Vandales s’emparent des Îles Baléares.
428 : règne de Genséric (Geiseric), roi des Vandales et des Alains.
429 : 80 000 Vandales et Alains conduits par Genséric traversent le détroit de Gibraltar pour se répandre en Afrique du Nord.
430 : Saint Augustin, évêque d’Hippone (Bône), meurt durant le siège de sa ville par les Vandales.
431 : prise d’Hippone par Genséric.
439 : Les Vandales s’emparent de Carthage, de la Sardaigne et de la Corse. Fondation du royaume vandale d’Afrique.
442 : Le roi Genséric signe un traite de paix avec l’empereur Valentinien III et l’approbation de Théodose II.
442 : Les Vandales rendent la Sicile, récemment envahie, en échange de la Numidie et les deux provinces de Mauritanie (Maroc et Algérie) ; ils reçoivent un traité pour diriger la province romaine d’Afrique (Tunisie et Libye occidentale).
449 : Attila s’allie aux Vandales contre Rome.
455 : Les Vandales, partis d’Afrique du Nord et conduits par Genséric, prennent et pillent Rome, puis s’établissent en Sicile.
468 : Les Vandales s’emparent de la Sicile.
468 : Victoire des Vandales sur la flotte byzantine au Cap Bon.
477 : Mort de Genséric après un demi-siècle de règne sur les Vandales.
523 : Décès du roi Thrasamund.
523 : Hildéric, fils de la princesse romaine Eudocie, pro-byzantin, devient roi des Vandales malgré son impopularité et son grand âge.
533 : Les forces de Byzance conduites par Bélisaire battent les Vandales à deux reprises (Tricamarum et Ad Decimum) et entrent dans Carthage (octobre).
534 : Reddition de Gélimer et de ses partisans. Déportation en masse des survivants à Byzance puis en Galatie.
538 : Dernières raffles et déportations des Vandales réfugiés chez les Berbères.

Par Grimbeorn - Publié dans : PEUPLES BARBARES - Communauté : FU RIN KA ZAN
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Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 23:41

Les Burgondes


 

Origine et lente migration

Le peuple germanique des Burgondes (ou Burgondions), venu de la Scandinavie probablement de l’île de Bornholm et de la région norvégienne du Borgund, est mentionné pour la première fois par les romains au premier siècle de notre ère. Ils les situaient autour de la mer Baltique. Peu après, les Burgondes se fixèrent autour du cours moyen de la Vistule. Mais si les pérégrinations des Goths puis Vandales les conduisirent vers l’Europe orientale, les Burgondes, quant à eux, bousculés par la migration gothique, se déplacèrent à l’opposé, vers l’Ouest au cours du III°s apr. J.-C. Ils finirent par rencontrer les Alamans et choisirent de participer à leurs tentatives de percement du limes romain en 260 dans la région des Champs Décumates – situés entre le cours supérieur du Rhin et celui du Danube -. En 279, alliés aux Vandales, ils envahirent la Rhétie avant d’être vaincus et repoussés par l’empereur Probus. Par la suite, s’étant fixé au voisinage de l’Empire romain, les Burgondes développèrent des échanges commerciaux, économiques et culturels important avec ce dernier.

 

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La Grande Invasion et fondation du royaume

Lors de la grande invasion de 406-407, les Burgondes participèrent au franchissement du Rhin gelé mais contrairement aux Vandales, Suèves et Alains, leurs invasions eurent une zone géographique limitée autour du Rhin en aval de Coblence et de Worms. C’est pourquoi, du fait des limites géographiques restreintes de cette invasion, nous avons opté, bien qu’ils prirent part à la première vague des invasions germaniques en Gaule, de placer les Burgondes comme faisant partie de la seconde phase des migrations. Ce n’est qu’un peu plus tardivement que les Burgondes pénétrèrent plus en avant à l’intérieur de la Gaule. De plus, étant plus romanisés que la plupart des peuples germaniques du fait de leurs longs contacts avec les romains, l’influence Burgonde en Gaule, quoique incontestable, semble avoir été moins traumatisante que le choc qu’infligèrent les Goths, les Huns, les Vandales ou les Alains durant le premier tiers du V°s. Certes, en 411 les Burgondes soutinrent activement l’usurpation de Jovin mais dès 413, l’empereur Honorius leur octroya un foedus leurs concédant la garde des rives du Rhin. Le royaume rhénan Burgonde qui fut crée autour de Worms et en aval de Coblence entretint alors des relations amicales avec les romains tout en bloquant l’accès de l’Empire aux autres peuples germains.

Cependant, à partir du règne du célèbre roi Gundahar - ou Guntiarius -, les Burgondes engagèrent une politique d’expansion rapide aux dépens des romains en s’emparant en 435 de Spire puis de Strasbourg. Mais le général romain Aetius envoya les Huns mettre définitivement fin à la récente menace Burgonde. Littéralement décimés par les Huns qui les anéantirent en 436, les Burgondes ne représentèrent plus aucune menace d’autant que leur royaume rhénan fut totalement détruit. C’est pourquoi Aetius, après avoir annihiler toute menace burgonde, choisit de les fédérer par un foedus en 443 qui regroupa les malheureux rescapés en les installant en Savoie, près du Lac Léman - afin qu’ils puissent protéger l’accès des cols alpins menant vers la Gaule contre les Alamans -, et en les intégrant dans l’armée romaine.

Depuis, les Burgondes demeurèrent absolument fidèles aux romains et purent même prendre leur revanche contre les Huns en luttant aux cotés des légions d’Aetius contre Attila aux Champs Catalauniques en 451 Puis, après avoir soutenu l’usurpation d’Avitus en 455, ils participèrent à l’expédition dirigée en 456 contre les Suèves établis dans la péninsule ibérique.

 

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Fondation du second royaume

Cette fidélité fut récompensée lorsque le roi burgonde Gondioc fut nommé en 461 maître des milices romaines et par conséquent chef de toutes les armées romaines en Gaule. Pourtant, Gondioc rompit rapidement avec Rome en lançant une attaque contre Lyon en 462 qu’il s’empara mais qui fut ensuite reprise temporairement par l’empereur Majorien avant d’être à nouveau reconquise par les Burgondes. Gondioc se proclama alors roi en 463 et fonda le second royaume Burgonde avec Lyon pour capitale. Puis, en 472-474, ils menèrent deux offensives, l’une vers le Nord pour s’emparer d’Autun et de Langres, l’autre vers le Sud pour prendre Vaison et Enbrun. Les limites du royaume Burgonde atteignaient alors la Champagne et les Alpes maritimes tout en incluant le couloir rhodanien et une partie de l’Helvétie.

En 476, l’Empire romain d’occident cessa d’exister puisqu’il fut officiellement réunit à l’Empire d’Orient mais ce dernier, trop éloigné, ne pouvait plus exercer le moindre contrôle réel en occident sur les peuples barbares. Reconnut par tous les rois barbares comme étant leur empereur tout du moins nominalement, Zénon rechercha un allié pour faire exercer son autorité théorique. Ainsi, en 477, il octroya au roi Burgonde Chilpéric le titre de maître des milices des Gaules.

Fils de Gondioc, Gondebaud succéda à son oncle Chilpéric en 480 mais afin d’asseoir son pouvoir, il tua son frère et fit noyer la femme de ce dernier et exila ses nièces dont Clotilde qui épousa par la suite Clovis. Sa puissance se fondait sur le titre honorifique de “Patrice des Gaules” que l’empereur lui concéda. Après avoir soutenu en vain Odoacre contre Théodoric Ier en 490, Gondebaud s’attacha à préserver son autorité contestée par son second frère Godegisil – ou Gondegisèle -. Il dut alors réprimer férocement cette révolte. Or, Gondegisil avait contracté une alliance avec le roi franc Clovis qui en profita pour intervenir en 500 pour aider son allié et surtout en profiter pour s’emparer de Vienne. Ayant été défait par Clovis à Dijon, Gondebaud jugea préférable de laisser la vie sauve à son frère et de se réconcilier avec lui plutôt que de devoir affronter à nouveau le redoutable roi franc. Face au rétablissement de l’unité burgonde, Clovis choisit de ne pas poursuivre l’offensive et Gondebaud reprit Vienne dès 501. Pourtant, un nouveau différend naquit entre les deux frères puisque peu de temps après, il tua son frère lors d’une seconde guerre fratricide.

Seul roi en 502, il rédigea la célèbre “loi Gombette”, code juridique compilant toutes les lois concernant les Burgondes. Il développa une administration imitée de celle de Rome qui consolidait son contrôle sur toute l’étendue de son royaume. Grand organisateur, Gondebaud savait utiliser les opportunités qui se présentaient pour accroître sa puissance. En 507, après la bataille de Vouillé, Gondebaud, allié à Clovis, lança une expédition commune avec les Francs contre la Provence mais ils furent repoussés par les Ostrogoths de Théodoric Ier venus d’Italie pour sauver leurs cousins de l’anéantissement. Gondebaud perdit ainsi Arles en 509.

Jusqu’en 516, les Burgondes demeuraient ariens mais ils pratiquaient une politique de grande tolérance envers les chrétiens contrairement aux Vandales ou aux Wisigoths. De nombreux conseillers du roi furent des évêques qui soutinrent ainsi le pouvoir royal de Gondebaud et organisèrent l’administration burgonde. En 505, l’évêque de Vienne, Avit, parvint à convertir Sigismond II, fils de Gondebaud. Lorsque ce dernier devint roi en 516, l’ensemble des Burgondes se convertit à son tour, à l’exemple de son roi. Cette conversion n’empêcha pas Sigismond de garder une certaine brutalité typiquement barbare puisqu’il n’hésita pas à étrangler en 522 son propre fils Sigéric accusé à tort de complot par la seconde épouse de Sigismond.

L’annexion du royaume

Préoccupé par les menaces intérieures qui pouvaient déstabiliser leurs pouvoirs, les rois des Burgondes ne semblèrent pas réaliser que la fulgurante expansion du royaume franc faisait peser une sourde mais réelle menace concrétisée dès 523. En effet, à cette date, les Francs attaquèrent son royaume. Sigismond fut capturé et exécuté par Clodomir à Orléans. Cependant, les Francs ne purent annexer le royaume Burgonde puisque le frère et successeur de Sigismond, Gondomar III, organisa une farouche résistance et parvint à les repousser. L’année suivante, en 524, une seconde campagne franque fut menée contre les Burgondes mais fut à nouveau repoussée grâce à la victoire de Vézéronce. Mais cette fois-ci, le roi franc Clodomir fut à son tour fait prisonnier et subi en représailles la décapitation. Les Burgondes se vengeaient ainsi de la mort de leur ancien roi. Finalement, une coalition de tous les rois mérovingiens se lança à la conquête du royaume des Burgondes. La bataille d’Autun en 534 scella la fin de l’indépendance burgonde et le royaume fut totalement annexé en 535.

désormais, la région devint un royaume franc, la Bourgogne.

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Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 23:39

Les Jutes


Peuple germanique de la mer du Nord localisé aux premiers siècles de l’ère chrétienne dans la partie méridionale de la péninsule du Jutland (Danemark) auquel ils ont donné leur nom.

 

332px-Jutland Peninsula map

 

A partir du milieu du Ve siècle, certains d’entre eux s’enrôlent comme mercenaires au service des chefs bretons de Grande Bretagne. Ils s’installent dans le Kent, où selon la tradition leurs chefs Hengist et Horsa d’abord au service du roi breton Vortigern, se révoltent et fondent un royaume, et dans l’île de Wight.

Les Jutes restés au Jutland se confondent ensuite avec les Danois, dans la mouvance des Vikings.

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Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 19:50

Les frisons


Les Frisons d’aujourd’hui constituent une population germanique ayant survécu au cours de l’histoire aux nombreuses invasions des autres peuples. L’origine géographique des Frisons se situerait dans une région couvrant approximativement le sud de la Suède et de la Norvège, le Danemark et le nord des Länder allemands du Schleswig-Holstein et du Mecklembourg.

Rappelons que les peuples germaniques se sont installés dans le centre de l’Europe vers 1400 avant notre ère. Aux environs de -800, ces peuples se sont divisés et étendus vers l’ouest, l’est (les Goths et les Vandales) et le nord (les Scandinaves).

 

800px-Central Europe 5th Century

 

À la fin de l’âge du bronze (-700), l’expansion des Germains de l’Ouest avait atteint les secteurs côtiers du nord-ouest de l’Allemagne. Ces peuples germaniques de l’Ouest peuvent être divisés en trois groupes de tribus: les Inguaeones, les Istuaeones et les Irminones. Les ancêtres des Frisons appartenaient aux Inguaeones, de même que les Jutes, les Angles et les Saxons. Parmi tous ces groupes, les Saxons étaient les plus apparentés aux Frisons.

Vers -700 ou -600, la plupart des Inguaeones (les Proto-Frisons) étaient installés le long des côtes de la mer du Nord, notamment dans les régions où se trouvent aujourd’hui les provinces néerlandaises de la Frise (Friesland) de Groningue (Groningen) (-700-600). Ce n’est que vers 200 avant notre ère qu’on peut dire que les Frisons formèrent une certaine entité ethnique.

Les Romains

Lorsque les Romains conquirent la Gaule et la Belgique, les frontières de l’Empire Romain s’étendirent jusqu’au Rhin, ce qui laissait en principe les Frisons hors de la domination romaine. Sous le règne de l’empereur Auguste (-28 à -14), les Romains voulurent repousser leur frontière plus au nord, et utiliser l’Elbe au lieu du Rhin pour marquer la frontière. Plutôt que de tomber sous l’influence des Romains, les Frisons préférèrent «collaborer» et négocièrent une trêve, mais ils durent payer des impôts sous forme de peaux de vache. Toutefois, sous le règne de l’empereur Tibère (14-37), les impôts devinrent plus élevés. Craignant que les Romains finissent par prendre tout leur bétail, les Frisons se révoltèrent en 28. En représailles, les Romains envoyèrent leurs légions pour punir les Frisons, mais les armées romaines furent vaincues à la bataille de Baduhennawood. Durant deux siècles, les Frisons vécurent librement.

Vers 250 de notre ère, l’augmentation du niveau de la mer et l’inondation des terres ont fait en sorte que presque tous les Frisons quittèrent les îles côtières pour retourner vivre sur le continent. Ils durent alors faire face aux rivalités entre les autres peuples germaniques. Après l’effondrement de l’Empire romain d’Occident en 395, des tribus germaniques immigrèrent partout en Europe de l’Ouest en formant de nouvelles tribus dans les régions vaincues. Pour la première fois, des États germaniques se créèrent: les Jutes, les Saxons, les Angles, les Francs, les Burgondes, les Goths, les Vandales et les Frisons. Vers l’an 450, les Angles, les Saxons, les Jutes et une partie des Frisons traversèrent la mer du Nord et s’établirent dans l’île de Grande-Bretagne (voir la carte). Les Frisons, du moins ceux qui avaient traversé la mer, colonisèrent le comté de Kent dans le sud-est de l’Angleterre.

Les Francs

Les Frisons continentaux occupèrent une bande côtière dans ce qui est aujourd’hui le nord-est des Pays-Bas et le nord-ouest de l’Allemagne. Au cours des VIe et VIIe siècles, les royaumes germaniques s’affaiblirent: les Ostrogoths furent conquis par les Romains d’Orient, puis par les Lombards; les Wisigoths éliminèrent les Suèves avant d’être exterminés à leur tour par les Francs au nord et par les Arabes en Espagne; les Vandales subirent le même sort en Afrique du Nord et les survivants furent islamisés. Finalement, les Francs sortirent grands vainqueurs de ces affrontements en soumettant presque toute l’Europe romanisée à l’autorité de quelques monarques. Clovis, le roi des Francs, battit le dernier représentant de l’autorité romaine à Soisson en 486; il étendit ses États de la Loire jusqu’au Rhin, puis se convertit au catholicisme et reçut ainsi l’appui de ses sujets gallo-romans.

Les Frisons réussirent donc à se tenir hors de la portés des Francs, mais ils étaient devenus des ennemis en raison de leur religion païenne. Ils s’adonnèrent au commerce et contrôlèrent une grande partie de la mer du Nord et des itinéraires commerciaux, du Friesland jusqu’à l’Angleterre, la France, la Scandinavie et le nord-ouest de la Russie. Après la mort de Clovis en 511, les Frisons profitèrent des luttes franques internes et prirent les villes de Utrecht et de Dorestad, qui restèrent sous domination frisonne durant plus de cent ans (511-628).

Le Grand-Friesland

C’est à cette époque que fut créée une sorte de Grand-Friesland (Magna Frisia), c’est-à-dire une longue bande de terre étroite le long de la mer du Nord, de la Belgique jusqu’au nord de l’Allemagne en passant par les Pays-Bas. Les Frisons devinrent les principaux commerçants principaux sur la mer du Nord, celle-ci étant même appelée «la mer frisonne». Le roi Eadgils (? - 677) semble le premier roi frison connu. Deux scribes chrétiens, Beda et Eddius, le nommèrent dans leurs écrits. Le roi Redbad (679 -719) fut le plus grand héros des Frisons et le défenseur de la liberté frisonne contre l’envahissement des armées franques et de l’Église catholique.

La christianisation du Friesland a commencé en 688 lorsque l’évêque Wigbert prêcha au Friesland; elle ne fut achevé qu’en 800 pour l’élite dirigeante; une grande partie de la population ne fut jamais christianisée. En 689, le roi franc Pepin II mena la conquête dans le pays des Frisons et il prit Dorestad. Entre 690 et 692, Utrecht tomba aussi entre les mains de Pepin II. Puis le roi Poppa (Hrodbad) (719 - 734), le fils de Redbad, perdit une bataille décisive et les forces frisonnes furent décimées. Par la suite, le Friesland fut incorporé à l’Empire franc. C’est au cours de cette période, et jusqu’au VIIIe siècle, que se forma la langue frisonne. Elle était parlée sur toute la côte de la mer du Nord et dans les îles avoisinantes: son aire linguistique s’étendait de l’actuelle frontière entre les Pays-Bas et la Belgique jusqu’à celle séparant le Danemark et l’Allemagne (voir la carte ci-dessus).

Les dominations

Commença ensuite la longue domination franque. Charlemagne gouverna son empire de façon très centralisée. Les Frisons ont dû servir dans ses armées, notamment dans les guerres contre les Wilts (789) et les Avars (791). Après que Charlemagne eût défait les Saxons en 785, l’Empire franc s’étendit au nord jusqu’à la frontière du Danemark. Le pays des Frisons devint un comté de l’Empire franc. Les empereurs francs (et après eux les rois allemands) ont été représentés dans le Friesland par des comtes frisons. Le pays frison a appartenu à la Lotharingie après le traité de Verdun de 843, puis il fut intégré dans le Saint-Empire romain germanique. Morcelée en plusieurs États (comtés de Hollande et de Zélande, évêché d’Utrecht, seigneurie de Groningue), le Friesland n’a alors pu conserver que deux entités territoriales aux Pays-Bas: la Frise (Friesland) et la Frise-Orientale (Groninguen).

En 800, les premiers Vikings scandinaves attaquèrent le Friesland sous le règne de Carolinien. Les Frisons furent délaissés du service militaire à l’étranger, mais ils durent organiser leur potentiel de défense contre les Vikings. En 838, une énorme inondation détruisit presque tout le Friesland, noyant un grand nombre de gens et de bestiaux. Après la mort du roi franc Louis le Pieux en 840, la défense du Friesland s’effondra. Comme il n’y avait plus de roi frison pour organiser une force défensive, les raids danois sur le Friesland s’intensifièrent. À partir du IXe siècle, les Frisons vécurent sous la domination danoise.

Après la période danoise, suivit la période hollandaise. Les comtes de la Maison de Hollande devirent l’élite dirigeante dans les pays et tout le le long de la mer du Nord. Ils imposèrent le néerlandais. Néanmoins, les Frisons réussirent à défaire leurs ennemis en 1345 lors d’un expédition militaire organisée contre eux par les Hollandais, les Flamands et les Français. Mais les Frisons furent définitivement défaits en 1498 par le duc Albert de Saxe (1443-1500). L’empereur Maximilien remit le pays frison au duc Albert de Saxe qui fit de Leeuwarden sa capitale. Ce dernier administra le Friesland avec une armée de fonctionnaires qui imposèrent le bas-allemand partout. Même la Bible et les sermons dans les églises furent uniquement en bas-allemand. En 1523, Charles Quint annexa la Frise qui, après avoir adhéré au traité d’Utrecht en 1579, proclama son indépendance, à l’exemple des autres provinces des Pays-Bas, sous le nom de Provinces-Unies. En 1579, la Frise (Friesland) perdit son autonomie et devint une province des Pays-Bas. Comme le pays était gouverné par les Hollandais, le frison fut simplement interdit dans sa forme écrite pour être remplacé par le néerlandais.

Ensuite, la Frise-Orientale connut plusieurs comtes avant de passer sous contrôle de la Prusse, en 1744. En 1747, le stathouder — ou gouverneur — de la Frise, Guillaume IV, fut choisi comme stathouder héréditaire de tout le pays; il fut à l’origine de la dynastie actuelle des Pays-Bas, dont Guillaume Ier, son petit-fils, devint le premier roi en 1815. La Frise avait été rendue à la Prusse en 1814 et, après quelques années de domination française, la province fut cédée au Hanovre, aujourd’hui une région allemande.

En fait, depuis le XVIe siècle, le frison avait amorcé une lente régression, cédant le pas soit au bas-allemand soit au néerlandais. Le premier document littéraire frison est une traduction du catéchisme de Luther datant de 1600 environ. Certains poètes et romanciers frisons n’ont recommencé à écrire dans leur langue maternelle qu’au XIXe siècle lors de la montée des différents nationalismes linguistiques en Europe. Vers les années 1830, on commença la codification et la normalisation de l’écriture frisonne, mais celle-ci ne fut terminée qu’en 1879. La première société pour la promotion de la langue frisonne a été fondée en 1844. La dernière réforme de l’orthographe acceptée par les autorités provinciales de la Frise eut lieu en 1980.

 

 

Les Frisons d’aujourd’hui

Aujourd’hui, l’ère frisonne est discontinue sur le plan géographique (voir la carte en gros plan). Ce n’est pas une langue uniformisée. Il prend en effet des formes différentes selon qu’il est parlé dans la province de la Frise (Friesland), dans la province de Groningue ou en Allemagne (îles de Sylt, Förh, Amrum et Heligoland), soit dans le Land de Schleswig-Holstein, soit dans les municipalités de Ramsloh, Strücklingen et Scharrel du district de Cloppenburg en Basse-Saxe (Niedersachsen en allemand). Tous les locuteurs du frison sont bilingues et souvent même trilingues.

Les Frisons d’Allemagne

Le frison du Nord (en all.: Nordfriesisch; en frison: Friisk) est parlé dans le Land du Schleswig-Holstein par de 9000 ou 10 000 locuteurs dans les îles de la mer du Nord (Sylt, Föhr, Amrum, Helgoland, etc.), ainsi que sur la côte ouest du Schleswig-Holstein. Le frison du Nord est fragmenté en plusieurs variétés dialectales fort distinctes les unes des autres. La région d’implantation des Frisons du Nord (arrondissement du Friesland du Nord, avec les îles de Sylt, Föhr, Amrum et Helgoland) est située le long de la côte ouest du Schleswig-Holstein (voir la carte de la zone d’implantation aux Pays-Bas). Environ 50 000 à 60 000 individus se déclarent des Frisons du Nord sur la base de leur ascendance ethnique et de leur sentiment d’identité personnelle; 10 000 parleraient le frison et 20 000 le comprendraient. Dans leur région d’implantation, les Frisons du Nord représentent environ un tiers de la population totale et, dans certaines îles, ils constituent même la majorité.

Dans le Land voisin, soit la Basse-Saxe, on parle le frison de l’Est (ou frison oriental ou frison du Saterland dit «frison saterois») appelé le Seeltersk. Le frison de l’Est parlé à l’extrémité nord-ouest du Land de Basse-Saxe et n’est utilisé normalement aujourd’hui que par quelque 2000 locuteurs, soit environ 17 ou 18 % des membres de la communauté frisonne orientale, celle-ci étant évaluée à quelque 11 000 ou 12 000 personnes. Le frison oriental est, lui aussi, morcelé en quelques variétés dialectales correspondant aux villages où il est en usage: Ramsloh, Scharrel, Strücklingen et Sedelsberg. On peut affirmer sans se tromper que le frison du Saterland (Basse-Saxe) est en voie d’extinction, d’autant plus que la modernisation de cette région agricole bouleverse le mode de vie traditionnelle des Frisons saterois. Dans la vie quotidienne, les Frisons parlent davantage l’allemand.

Les Frisons des Pays-Bas

Aux Pays-Bas, le frison est connu localement sous son nom néerlandais Fries ou son appellation frisonne de Frysk. Il est parlé par quelque 400 000 locuteurs dans la province néerlandaise de la Frise qui, au total, compte une population d’environ 600 000 habitants. Les documents les plus anciens écrits (alphabet latin) en frison datent du XIIe siècle. En 1579, la Frise perdit son autonomie et devint une province des Pays-Bas. Comme le pays était gouverné par les Hollandais, le frison fut simplement interdit dans sa forme écrite pour être remplacé par le néerlandais. Certains poètes et romanciers frisons n’ont recommencé à écrire dans leur langue maternelle qu’au XIXe siècle lors de la montée des différents nationalismes linguistiques en Europe. Vers les années 1830, on commença la codification et la normalisation de l’écriture frisonne, mais celle-ci ne fut terminée qu’en 1879. La dernière réforme de l’orthographe acceptée par les autorités provinciales de la Frise eut lieu en 1980.

Le frison des Pays-Bas est appelé le frison de l’Ouest («Ost-Fries»), alors qu’on parle du frison du Nord dans le Land de Schleswig-Holstein et du frison de l’Est en Basse-Saxe (Niedersachsen). En réalité, le frison parlé dans la province de la Frise demeure la seule variété normalisée dans son orthographe et sa prononciation. On peut comparer les formes de frison en consultant deux versions frisonnes du Notre Père avec l’anglais (une langue assez proche du frison).

Dans la province de la Frise, un peu plus de la moitié de la population de 600 000 habitants, soit 54,8 % ou 350 000, sont de langue maternelle frisonne. Des études (Gorter et Jonkman, 1995) ont démontré que 94 % de la population de la province comprenaient le frison (connaissance passive), que 74 % le parlaient, que 64,5 % le lisaient et que seulement 17 % l’écrivaient. Le reste parle soit le néerlandais standard soit un dialecte néerlandais (spécialement au sud de la province). Bien que le frison occupe une place non négligeable comme langue parlée dans la vie quotidienne, il demeure encore sous-utilisé comme langue écrite. La capitale de la province de la Frise est Leeuwarden.

Chronologie des « rois » frisons

Les « rois » frisons du haut Moyen Âge sont connus notamment grâce à l’historien de l’Église anglaise Bède le Vénérable (mort en 735).
Eadgils (? – 677)
Radbod (679 – 719)
Hrodbad (719 – 734)


 
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